• UN héritage à se défaire...

    Source : blog sur le net.

    Note de Liliane : Que vous le vouliez ou non, la haine du Juif est TOUJOURS DERRIERE tout événement . 

    Que vous le vouliez ou non, les descendants d'Esaü sont lavés dès la naissance dans un bain de haine et de meurtre du juif et de tout être humain qui refuse la déesse lunaire, le Ba'al des muzz !

    A lire et à méditer, histoire de sortir définitivement de ce fichu amour humaniste.

    ========================

    J’y pense en regardant les images du tueur du musée de Bruxelles. Ce n’est pas un barbu ou un groupe de barbus enturbannés comme je le redoutais. C’est un jeune homme seul, une casquette sur la tête et deux sacoches noires suspendues aux épaules.

    Il se déplace  rapidement, regardant droit devant lui. On le prendrait facilement pour un plombier consciencieux et pressé de se rendre auprès de ses clients en détresse. Il sait ce qu’il a à faire. Il sait ce qu’il fait. Son travail terminé, il repart tout aussi calmement qu’il était arrivé. Il doit avoir l’habitude de son boulot. Ce n’est pas un novice. Où a-t-il déjà pu exercer ?

    Le massacre des juifs n’est pas l’apanage des seuls nazis, des barbus islamistes ou des voyous des banlieues. Les juifs sont à la merci de tous. L’assassin de Bruxelles pourrait être n’importe qui. Ç’aurait pu être moi.

    Je suis Marocain d’origine et j’ai vécu pendant longtemps avec cette haine du juif en moi. C’est une haine séculaire au Maroc. Elle s’y est installée avec l’invasion islamique. Le Maroc a certainement été le premier pays à imposer aux juifs le port de vêtements de couleur jaune vif. C’est aussi le pays où l’arrivée sur le trône de tout nouveau sultan était traditionnellement célébrée par un pillage général des Juifs.

    Aujourd’hui, bien plus que par le passé, cette haine envers les Juifs est implacable chez les Marocains. A tel point que même la prononciation du mot « juif » est répugnante. Il faut toujours adjoindre « Sauf votre respect » quand on prononce ce mot en public.  Comme c’est le cas pour l’âne et le cochon…

    Cette haine est inculquée aux enfants dès leur plus jeune âge. Elle est distillée à grandes doses dans les familles, les écoles et les mosquées à coups de versets de Coran et de hadiths souvent sans fondement. Si le Coran souligne bien que les juifs, les chrétiens et les païens « sont les plus vils de toutes les créatures » et qu’ils « brûleront éternellement dans le feu de l’Enfer », on y ajoute volontiers que les Juifs sont la « pourriture de l’humanité » et qu’ils seront transformés en cochons et en singes par Allah après leur mort.

    J’ai vécu de longues années avec cette répugnance pour tout ce qui est juif. Dans mon village, à l’est du Maroc, vivait une petite dizaine de familles de Juifs. C’était dans les années soixante. Elles s’y étaient installées depuis de longues années et y entretenaient différents commerces. Jalousés par certains, haïs par tous, ces Juifs, des personnes âgées pour la plupart, faisaient l’objet de toutes sortes d’agressions, de tracasseries et de railleries. Un harcèlement quotidien. Une cruauté sans limites. J’y participais avec tous les enfants du village. C’était une besogne à laquelle on ne pouvait se soustraire. Les samedis, jour du shabbat, on organisait de véritables croisades contre la synagogue du village qu’on assiégeait à coups de cailloux tant que durait leur cérémonie.

    On nous assurait qu’un Juif veut toujours du mal aux musulmans et que ses prières sont toujours dirigées contre les croyants. Aussi, c’est par la force des pierres que nous nous efforcions d’exorciser leurs prières. Des tonnes de pierres pleuvaient sur la synagogue. Dans notre besogne, nous n’avons jamais été inquiétés ni par les forces de l’ordre, ni par personne d’autre. Les adultes nous encourageaient en nous promettant le Paradis. Ce que nous faisions relevait du jihad, la guerre sainte, nous assuraient-ils. Rentrés à la maison, nous faisions part de notre combat à nos parents dont nous recevions de chaleureuses félicitations.

    Un Juif ne se risquait jamais à sortir seul, même en plein jour. Quand on attrapait un jeune, on lui crachait dans la bouche, une façon de le convertir à l’islam en lui transmettant notre salive noble et bénie de musulmans. Ce n’était pas exactement ce que l’Islam voulait, mais on se montrait clément. Le prophète, lui, était plus catégorique : « Tout juif qui vous tombe sous la main, tuez-le ! » ordonnait-il.

    La situation des Juifs dans notre village n’était pas un cas unique. C’était pire ailleurs. Des juifs, des familles entières parfois, étaient égorgés, massacrés en plein jour, en plein public. Nous étions loin de savoir qu’on était en train de transposer dans notre petit patelin un conflit né, il y a plusieurs siècles, entre les Hébreux et les Philistins sur un petit territoire à des milliers de kilomètres de là. Des Hébreux devenus des Israéliens sionistes et des Philistins devenus des Arabes palestiniens.

    Mais ce n’était certainement pas seulement des raisons politiques qui motivaient cette agressivité contre les juifs. Dans mon pays, comme ailleurs dans le monde dit arabe, on cultive méthodiquement un sentiment d’hostilité et de rejet pour tout ce qui est grand et beau pour compenser notre petitesse et notre misère. Même vis-à-vis des fourmis ! On peut massacrer les grosses fourmis rouges car, dit-on, ce sont des Roumies, des mécréantes, des impies. Parce que puissantes, dynamiques et belles. Mais il faut épargner les minuscules fourmis noires parce qu’elles sont musulmanes. C’est « le complexe de la fourmi » dont on n’arrivera jamais à nous défaire et que nous porterons toujours en nous.

    C’est ce complexe qui – en partie – prévaut dans le conflit entre Israël et les Palestiniens. La civilisation et le progrès contre la décadence et la régression. Ce n’est point un hasard si le terme « Philistin » est entré dans la langue française pour désigner une « personne de goût vulgaire, fermée aux arts et aux lettres, aux nouveautés… »

    Je le confesse. Il m’a fallu du temps pour me libérer de cette haine anti-juifs gratuite qu’on m’a distillée depuis mon premier biberon. Je me suis éloigné à jamais de la religion musulmane qui restera pour moi la religion du caillassage des juifs, mais le remords me poursuit. Je regrette amèrement tout ce que je leur ai fait subir. Puissent-ils me pardonner.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :